Maintenir sa santé au travail

Votre santé professionnelle, ça vous intéresse ?

L’altération grave de la santé est un des risques professionnels.

Ce risque Santé mérite qu’on s’en occupe. La santé de chacun compte au travail, pour le bien de tous.

La volonté de « tenir au travail » et les contraintes du métier ont des limites.

Accès rapide au coeur du dossier :

Il est normal :

  • d’organiser le travail pour qu’il soit sûr et moins pénible ;
  • de rechercher les « trucs » qui réduisent le risque d’une usure professionnelle précoce ;
  • de tenir compte de l’évolution technique ; remplacer ce qui est dangereux ; adapter le travail à l’homme ;
  • de consulter un médecin ;
  • de solliciter un expert sur des sujets délicats.
  •  

Certaines activités exposent à des risques accrus de maladies et de troubles identifiés.

La prévention doit viser spécialement à contenir ces risques.

Maladies professionnelles : prévention générale

La prévention des risques professionnels recouvre l’ensemble des dispositions ou des mesures prises ou prévues à tous les stades de l’activité en vue d’éviter ou de diminuer les risques professionnels. Il s’agit de limiter drastiquement :

  • ce qui est nocif (risque toxique, conditions d’éclairage, manutention de charges, gestes répétitifs, stress professionnel, etc.)
  • les contraintes physiques ou mentales qui s’exercent au travail.

Ne pas prévenir ses risques est un coût, s’engager est un investissement

Principe N°1 : la responsabilité

Conformément aux dispositions du code du travail (articles L. 4121-1 et L. 4121-2), l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

La démarche de prévention des maladies professionnelles s’appuie sur le document unique de prévention des risques professionnels (DUERP).

Si la prévention est d’abord de responsabilité de l’employeur, chacun y a sa part à tous les niveau.

Maladie professionnelle : c’est quoi ?

Maladie … professionnelle ou pas

 

Une maladie est dite professionnelle :

  • si elle est la conséquence directe de l’exposition d’un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique, ou résulte des conditions dans lesquelles il exerce son activité professionnelle
  • et si elle figure dans un des tableaux du régime général de la Sécurité sociale.

Une maladie non inscrite dans le tableau des maladies professionnelles n’est pas présumée avoir été contractée dans le cadre de votre travail.


Toutefois, elle peut être reconnue d’origine professionnelle  :

  • si la maladie est essentiellement et directement causée par votre travail habituel.
  • et si elle entraîne soit le décès, soit une incapacité permanente d’au moins 25%.

La prise en charge d’une maladie professionnelle

Si vous êtes salarié, la maladie professionnelle peut être prise en charge par votre caisse d’assurance maladie.
Si vous avez été exposé à certains risques, vous pouvez bénéficier d’une surveillance médicale spécifique.

Si vous êtes travailleur indépendant, le risque accident du travail/maladie professionnelle n’est pas obligatoire pour votre profession . Vous avez la possibilité de souscrire une assurance volontaire individuelle.

En savoir plus

Prévention - Santé au travail : qui vous aide ?

Missions des services de Prévention Santé au Travail

Les services de Prévention-Santé au travail ont mission obligatoire de :

1 – Assurer, tout au long du parcours professionnel, un suivi individuel de santé pour les salariés et pour les travailleurs indépendants.

2 – Accompagner les entreprises et les collectif de travail dans la prévention des risques professionnels.

3 – Prévenir la désinsertion professionnelle des salariés et des artisans (salarié en arrêt prolongé, avec des problématiques de santé ; personne présentant des difficultés à accomplir ses tâches, avec un éventuel risque d’inaptitude).
C’est le rôle de la cellule PDP (prévention de la désinsertion professionnelle).

 

Tous les services de Prévention-Santé au Travail proposent des services complémentaires.
Vous devez les connaître : allez sur le site internet de votre service de Prévention-Santé professionnelle.

Trouvez votre centre de Prévention-Santé au Travail

(Hors secteur du Bâtiment, sauf dans le Calvados)

cliquer sur la carte pour voir les coordonnées des services de Prévention-Santé au Travail

Artisans et salariés du Bâtiment :

cliquer pour accéder au site

Trouble musculosquelettiques - TMS

87 % des maladies professionnelles.

Les TMS représentent 87 % des maladies professionnelles.
Les articulations, muscles et tendons du haut du corps sont particulièrement touchées par les TMS, notamment celles des bras et de la main, ainsi que le bas du dos.

Le mal de dos est très répandu : plus de 4 actifs sur 5 déclarent avoir déjà eu des problèmes de dos pendant ou après le travail. 20% des accidents du travail sont liés au mal de dos.

Pour les travailleurs, près de la moitié des TMS entraînent des séquelles lourdes avec des risques de désinsertion professionnelle.

Facteurs de risque :

Les facteurs individuels ne sont pas les seuls à conduire à des TMS.

L’activité professionnelle peut jouer un rôle dans leur apparition, leur durée ou leur aggravation du fait de :

  • facteurs physiques : gestes répétitifs, travail statique, efforts excessifs, positions articulaires extrêmes, port de charges lourdes… ;
    On distingue dans les risques physiques :
    • le poste de travail (gestes répétitifs, efforts et amplitude des gestes, position statique prolongée, gestes et postures contraints et inadéquats
    • L’environnement du poste de travail : température, nuisances sonores, éclairage, vibrations, etc.
  • l’organisation du travail : méthode, répartition des tâches, cadences, mono-activité, aides humaines, temps de pause, etc.
  • facteurs psychosociaux : pression temporelle, manque d’autonomie, manque de soutien social, travail monotone…

Un sujet de santé publique

Le coût direct des TMS pour les entreprises s’élève à plus de 2 milliards € / an, financés à travers les cotisations accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP).

On évalue à 12,2 millions le nombre de journées de travail perdues en raison d’une lombalgie, soit 57 000 emplois à temps plein. Ceci engendre la moitié des dépenses liées à l’ensemble des TMS (soins, indemnités journalières, séquelles).

Un problème aigu pour de nombreux métiers

Prévention générale des TMS

L’évaluation des risques

N’attendez pas les premières plaintes ni les premiers effets sur la production et l’organisation pour agir.

L’évaluation des risques, retranscrite dans le DUERP, vous permet de recenser les situations à risque, notamment pour les TMS.

Vous pouvez, par exemple, essayer d’identifier quelques-uns des facteurs physiques, organisationnels et  psycho-sociaux pour savoir si votre entreprise est concernée.

La démarche de prévention doit être renforcée lors de l’apparition de plaintes et à l’occasion de tout changement (un collègue absent, un nouveau marché, un changement de process, une tâche inhabituelle, un nouveau matériel…).

Être vigilant permet de limiter les conséquences des risques de TMS pour l’entreprise et pour les salariés.

Quelles que soient les mesures que vous mettrez en place, vous devez les évaluer régulièrement et les adapter si nécessaire.

Le bon sens

  • Organiser le travail

Organiser le travail, allouer plus de temps si nécessaire, alterner les tâches en restant attentif aux cumuls d’astreintes que peuvent cacher ces alternances, coordonner les pauses…

  • Aménager les postes et espaces

Aménager les postes et espaces pour limiter le port et le poids des objets transportés, les déplacements de charges et travailler en sécurité

  • Installer des équipements et outils d’aide

Installer des équipements et outils d’aide pour limiter les risques liés à la manutention manuelle et au port de charges ou de personnes.

Les aides financières pour prévenir les TMS

Cette aide financière concerne les professionnels confrontés aux :

  • manutentions manuelles de charges ;
  • postures pénibles définies comme des positions forcées ;
  • vibrations mécaniques transmises aux mains, aux bras et celles transmises à l’ensemble du corps.

Elle s’adresse à toutes les entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur d’activité.

Les travailleurs indépendants peuvent également en bénéficier, à condition d’avoir souscrit l’assurance volontaire individuelle AT/MP.

Accéder aux aides

Formations

La CARSAT et les CPAM recommandent des formations en prévention des TMS. Ces formation sont assurées par des formateurs habilités.

TMS Pro

Il est possible d’agir  en profondeur pour éviter les TMS.

Solution reconnue pour son efficacité, parcours TMS Pros  vise à diminuer l’impact des TMS et à développer la performance des entreprises (gain d’efficacité, baisse de l’absentéisme, meilleure cohésion sociale etc…) le parcours TMS Pros  procède à partir de 28 questions qui vous aident à structurer votre projet de prévention.

A chaque question du parcours, une infobulle vous donne des explications et des astuces.
Les entreprises qui participent au programme TMS Pros, peuvent accéder à leurs nouveaux espaces privés en intégrant le parcours TMS Pros et à d’autres avantages.

Usure professionnelle

L’usure professionnelle est un processus progressif qui peut avoir des conséquences diverses sur la santé des collaborateurs et le fonctionnement de l’entreprise. Ses manifestations peuvent prendre de multiples formes (absentéisme, douleurs, restrictions d’aptitudes, démotivation, etc.) qu’il faut savoir repérer.

Certaines activités ou catégories de populations (collaborateurs avec un travail posté, collaborateurs moins qualifiés, salariés âgés par exemple) peuvent être plus particulièrement touchés par l’usure professionnelle.

En cas d’usure professionnelle avancée, votre service de Prévention-Santé au Travail pourra vous accompagner

On peut généralement éviter l’usure professionnelle (ou l’atténuer)

L’usure professionnelle résulte souvent de l’accumulation de risques connus.

Vous pouvez agir de manière simple pour lutter contre les principaux risques professionnels. Les recommandations qui suivent concernent aussi bien le travail de bureau que les métiers impliquant une activité physique importante

Il est en effet possible de vous informer et vous former régulièrement, afin de pouvoir identifier les différentes situations à risques liées à votre activité et connaître les bonnes pratiques.

Usure professionnelle : des actions adaptées à votre métier

La prévention systématique de l’usure professionnelle

Après avoir identifié où et pour qui se posent des problèmes d’usure professionnelle, il est nécessaire de repérer les facteurs d’usure.
Cela passe notamment par l’analyse des situations de travail (plutôt que de centrer l’analyse uniquement sur les symptômes observés).

L’analyse des faits :

L’analyse s’articule autour des questions suivantes :

  • Qui ? (les collaborateurs concernés)
  • Quoi ? (les tâches à réaliser)
  • Avec qui ?
  • Avec quoi ? (matériel et moyens)
  • Où ?
  • Quand ?
  • Comment ?  (organisation et modes opératoires)

Fiche « Analyser une situation de travail et identifier les facteurs d’usure professionnelle »

Les actions à envisager

Les actions peuvent être de natures diverses et de différents registres : 

  • l’environnement de travail
  • l’organisation du travail
  • le développement des compétences
  • l’organisation de la prévention 
  • les modes de gestions RH
  • la gestion des problèmes de santé
  • le management
  • la conduite du changement
  • le dialogue social 

Le plan d’action

Le plan d’action devra préciser :

  • A quel problème chaque action est censée répondre,  
  • les acteurs responsables de sa mise en œuvre,
  • les délais de mise en place les indicateurs de suivi. 

Fiche « Construire un plan d’action pour prévenir l’usure professionnelle »

Pour réaliser un diagnostic qui permettra de prioriser les actions à conduire, il est recommandé de se poser 5 questions principales.

Rédigé d’après ANACT

Eviter la désinsertion professionnelle

Avec votre service de Prévention-Santé au Travail

Prévenir la désinsertion professionnelle des salariés et des artisans est une mission de base de votre  service de Prévention-Santé au Travail.

 

Quel est mon service de Prévention Santé au Travail ?
Prévention – Santé au travail : qui vous aide ?

Aides spécifiques de la Carsat Normandie

À la Carsat Normandie deux services sont particulièrement actifs sur cette offre de services :

  • le Service social qui assure un accompagnement individuel et collectif des assurés pour coordonner le parcours de retour à l’emploi et/ou rechercher les solutions les plus adaptées à leur situation, en lien avec les acteurs présents sur les territoires ;
  • l’Assurance Risques Professionnels qui peut réaliser une étude de poste de travail et participer aux propositions de reclassement du salarié.



Le Compte Professionnel Prévention

Tout savoir sur vos droits et démarches liés au Compte professionnel de prévention :

Risques psycho-sociaux (RPS)

On identifie comme RPS les risques pour la santé mentale, physique et sociale engendrés par

  • les conditions d’emploi
  • les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.  


L’organisation et les relations au travail sont les 1er facteur de risque psycho-social :

  • Exigences du travail / manque de reconnaissance financière ou morale
  • Surcharge ou absence de travail ; outils ou espace de travail inadapté
  • Manque d’autonomie et marges de manœuvre ;
  • Changement brutal dans le travail
  • Exigences émotionnelles (internes ou avec les tiers) ;
  • Mauvaises qualités des rapports sociaux au travail ; harcèlement ou agressions au travail
  • Conflits de valeurs ; inadéquation emploi-compétences
  • Insécurité économique de l’entreprise (perception aggravée par des difficultés personnelles)

L’impact des RPS est très important, pour la personne et pour l’entreprise :

  • Sur l’entreprise : multiplication des erreurs, accident du travail, désengagement, défections (absentéisme, démissions)
  • Sur la personne : stresse, épuisement professionnel, violences internes et externes (décompensation)

Rappels utiles

La prévention des risques professionnels recouvre l’ensemble des dispositions ou des mesures prises ou prévues à tous les stades de l’activité en vue d’éviter ou de diminuer les risques professionnels.

Conformément aux dispositions du code du travail, l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
(source : code du travail)

La démarche de prévention des risques professionnels s’appuie sur le document unique de prévention des risques professionnels (DUERP).

Face aux RPS, évaluer objectivement la situation

Faire le point RPS permet aux petites entreprises de s’interroger sur la présence ou non de facteurs de risques psychosociaux et de les évaluer.

Les signaux d'alerte

  • Accidents du travail, maladies professionnelles, fatigue chronique, maux et douleurs diverses et récurrentes, TMS, absentéisme, grèves, turn-over en hausse.
  • Baisse de productivité, d’activité et de qualité.
  • Dégradation de l’ambiance et du climat dans l’entreprise (perte de dialogue, absence de communication entre personnes ou entre groupes, montée d’un individualisme dans les relations, etc.).
  • Violence, agression, etc. sur site.
  • Perte d’enthousiasme, fatigue, états dépressifs, épuisement professionnel.
  • Expression d’un mal être ou d’une démotivation lors de réunions ou d’entretiens d’évaluation.
  • Pathologies diagnostiquées et prises en charge.
  • Signaux d’alerte ultimes : apparition de situations graves (état pré suicidaire ou tentative de suicide) ; épuisement professionnel, syndrome d’épuisement physique et mental.

Agir sur de bonnes bases

Si des troubles psycho-sociaux sont observés dans votre entreprise, quelle conduite tenir ?

Nous pouvons recommander de :

  • Parler du travail réel pour : 1° écouter et dénouer la souffrance immédiate () ; 2° Envisager les vraies causes.
    Vous pouvez demander l’appui de la CPRIA de Normandie.
  • Se concerter pour une organisation améliorée (tout le monde veut faire un travail de qualité)
  • Mettre à jour le DUERP en consultant chacun.
  • Engager une démarche de QVCT

Mobiliser les ressources qualifiées

L’entreprise peut mobiliser des experts agréés par la CARSAT Normandie.
Vous pouvez également choisir un expert d’une autre région.

Des aides financières sont disponible.

Stress de l’artisan : ne pas s’ignorer, ne pas s’isoler.

La mauvaise santé financière d’une entreprise atteint souvent la santé psychologique de nombreux artisans qui investissent leur vie dans leur entreprise.

Le carnet de commande qui se détériore, les récriminations des fournisseurs, les inquiétudes des salariés se traduisent souvent par des troubles de santé : insomnie, anxiété, solitude aggravée, troubles cardiaques, etc.

La charge de travail et la charge émotionnelle peuvent devenir insurmontables.
Un cercle vicieux peut s’installer.

Dirigeants n’attendez pas d’avoir dépassé la cote d’alerte.

Vous rencontrez des difficultés financières, médicales, familiales ou sociales, et vous ne savez pas à qui vous adresser ? « Help » est là pour vous aider !

Pour sortir d’une mauvaise dynamique, il faut rapidement

  • consulter un professionnel de santé :
    votre médecin et/ou votre service de santé au travail
  • En parler / à votre expert-comptable, à votre famille

https://www.sos-entrepreneur.org/

https://www.apesa-france.com/

A propos, connaissez-vous vos droits sociaux ?

En tant qu’artisan, commerçant, ou indépendant sous le régime de la micro-entreprise, vous pouvez bénéficier de la prise en charge de vos frais de santé, des prestations maternité-paternité, d’indemnités journalières de maladie ou d’accident, des assurances invalidité et décès. Identifiez vos démarches d’enregistrement et vos différents interlocuteurs.

En savoir-plus

Question : avez-vous souscrit une assurance complémentaire adaptée à votre activité ?